A deux reprises, j'ai donc défilé avec ma promo sur les Champs-Elysée. Je me souviens d'avoir éprouvé une certaine gêne, car j'avais lu la remarque d'Einstein : Pour marcher au pas, le cerveau est superflu, la moelle épinière suffit.

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Je préfère, orgueilleusement, être celui qui devient «moi» en une longue marche dont le point de départ, s'il existe, a peu d'intérêt, dont seule importe la direction.
Darwin préconisait de faire disparaitre les lois et les coutures qui empêchent les plus capables de réussir.
La cité idéale est celle où tout est école.
Oublions ces examens qui agissent comme des aimants pernicieux en orientant les efforts vers la «réussite».
L'important n'est pas que mon discours soit vrai, mais qu'il soit sincère.
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Dans la même œuvre

À deux reprises, j'ai donc défilé avec ma promo sur les Champs-Élysée. Je me souviens d'avoir éprouvé une certaine gêne, car j'avais lu la remarque d'Eintein : Pour marcher au pas, le cerveau est superflu, la moelle épinière suffit.
Il ne s'agit pas de refuser l'autorité du pouvoir, nous sommes par bonheur en démocratie, mais d'intervenir au quotidien, au difficile équilibre entre le désordre et les excès de l'ordre.
L'éducation est semblable à un art; elle est une création perpétuelle qui progresse en provoquant des rencontres toujours nouvelles. Le système éducatif peut donc être défini comme le lieu où l'on enseigne et où l'on pratique l'art de la rencontre...
Eduquer, c'est apporter du contenu à ces liens, c'est créer des réciprocités, c'est proposer à chacun d'être l'un des dépositaires du trésor collectif, d'être de ceux qui l'enrichiront, d'être aussi face à la génération suivante, un passeur de témoin.
La cité idéale est celle où tout est école.