Voyager, c'est découvrir que tout le monde a tort.

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Comme se serait amusant si l'on n'était pas obligé de songer au bonheur!
L'osait-il ? Osait-il profaner, de sa main la plus indigne qui fût, cette... Non, il n'osait point. L'oiseau était trop dangereux. Sa main retomba en arrière... Comme elle était belle ! Combien belle !
La morale est simplement l'usage systématique d'un langage péjoratif. Vil, bas, sale, voilà les fondements linguistiques de l'éthique.
Un homme ne peut être nourri en savourant, par avance, en idée, le dîner de demain, ni en se rappelant ce qu'il a mangé il y a huit jours.
Il y avait quelque chose qui s'appelait la démocratie. Comme si les hommes étaient égaux autrement que physico-chimiquement ! ...
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Dans la même œuvre

Partout et dans tous les types de sociétés, les valeurs sont plus ou moins les mêmes: la bonté, la beauté, la sagesse et la science.
Le voyageur observera ces différentes variations et créera sa propre échelle de valeurs de façon aussi personnelle, aussi indépendante du temps et des circonstances, aussi près de l'absolu que possible.
On est tout à fait favorable à la religion jusqu'au jour où l'on visite un pays véritablement religieux. Ce jour-là, toute la sympathie va aux égouts, aux machines et au minimum de salaire. Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aucun animal, par exemple, n'est assez intelligent ni assez imaginatif pour supposer qu'une éclipse est l'oeuvre d'un serpent qui dévore le soleil. C'est là un genre d'explication qui ne peut venir que dans un cerveau humain.
Au risque de paraître ingrat, je dois reconnaître que, de tous les animaux que j'aie jamais montés, l'éléphant est de beaucoup le plus inconfortable.