Vous êtes une paille dans l'échantillon, Winston, une tache qui doit être effacée. Est-ce que je ne viens pas de vous dire que nous sommes différents des persécuteurs du passé ? Nous ne nous contentons pas d'une obéissance négative, ni même de la plus abjecte soumission. Quand, finalement, vous vous rendez à nous, ce doit être de votre propre volonté. Nous ne détruisons pas l'hérétique parce qu'il nous résiste. Tant qu'il nous résiste, nous ne le détruisons jamais. Nous le convertissons. Nous captons son âme, nous lui donnons une autre forme. Nous lui enlevons et brûlons tout mal et toute illusion. Nous l'amenons à nous, pas seulement en apparence, mais réellement, de cœur et d'âme. Avant de le tuer, nous en faisons un des nôtre.

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Aucune émotion n'était pure car elle était mêlée de peur et de haine. Leur embrassement avait été une bataille, leur jouissance une victoire. C'était un coup porté au Parti. C'était un acte politique.
Les intellectuels sont portés au totalitarisme bien plus que les gens ordinaires.
A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire.
Avant l'homme, il n'y avait rien. Après l'homme, s'il pouvait s'éteindre, il n'y aurait rien. Hors de l'homme, il n'y a rien.
Il aurait voulu par-dessus tout avoir un endroit où ils pourraient être seuls sans se sentir obligés de faire l'amour chaque fois qu'ils se rencontraient.
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La guerre, c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force.
Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort. Maintenant qu'il s'était reconnu comme mort, il devenait important de rester vivant aussi longtemps que possible.
Les conséquences d'un acte sont incluses dans l'acte lui-même.
Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne.
Lorsque quelqu'un n'a pas de points de repère extérieurs à quoi se référer, le tracé même de sa propre vie perd de sa netteté.