Étais-je au fond si malheureux ? Si par extraordinaire l'un des humains avec lesquels j'étais en contact (…) m'avait interrogé sur mon humeur, j'aurais plutôt eu tendance à qualifier de "triste".
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Évidemment que la police doit agir quand des gens ont un comportement qui n'est pas conforme à la morale. Le maintien de l'ordre est une chose normale. Il n'y a pas de raison d'être menacé dans la vie quotidienne. Dans le roman il y a cet aphorisme que j'aime bien: «La gendarmerie est un humanisme.»
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À lire aussi de Michel Houellebecq
L'homme n'est décidément pas fait pour le bonheur.
Il viendrait certainement un jour où le monde serait délivré de l'islam ; mais, pour moi, il serait trop tard.
D'abord révélée à l'animal sous la forme de la douleur physique, l'existence individuelle n'accède dans les sociétés humaines à la pleine conscience d'elle-même que par l'intermédiaire du mensonge, avec lequel elle peut en pratique se confondre.
Vous savez, ce sont les journalistes qui m'ont fait la réputation d'un ivrogne: ce qui est curieux, c'est qu'aucun d'entre eux n'a jamais réalisé que si je buvais beaucoup en leur présence, c'était uniquement pour les supporter.
Dans la même œuvre
La religion la plus con, c'est quand même l'islam. Quand on lit le Coran, on est effondré... effondré !
L'islam est une religion dangereuse, et ce depuis son apparition. Heureusement, il est condamné. D'une part, parce que Dieu n'existe pas, et que même si on est con, on finit par s'en rendre compte. A long terme, la vérité triomphe. D'autre part, l'Islam est miné de l'intérieur par le capitalisme. Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est qu'il triomphe rapidement. Le matérialisme est un moindre mal. Ses valeurs sont méprisables, mais quand même moins destructrices, moins cruelles que celles de l'islam.
Quand on lit le Coran, on est effondré... effondré! La Bible, au moins, c'est très beau, parce que les juifs ont un sacré talent littéraire... ce qui peut excuser beaucoup de choses. Du coup, j'ai une sympathie résiduelle pour le catholicisme, à cause de son aspect polythéiste. Et puis il y a toutes ces églises, ces vitraux, ces peintures, ces sculptures...
Et puis, c'est vrai, j'aime bien me foutre de la gueule de certains journaux... Au nom de quoi les journalistes de gauche peuvent-ils parler de politique, eux qui n'ont jamais rien produit? Ils ne savent rien faire, ils sont incapables de fabriquer une table. Leurs positions politiques sont non seulement ridicules mais agaçantes.
Quelqu'un qui prend une arme pour défendre une cause, quelle qu'elle soit, me paraît essentiellement méprisable. J'ai une grande admiration pour les Thaïs qui ont évité de se mêler de toutes les guerres qui les entouraient.