Nous sommes une civilisation qui ne sait plus faire la paix.
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Une production qui aspire à multiplier les biens de l'existence requiert chez les hommes des envies insatiables, qui s'allument d'autant plus qu'elles se satisfont davantage.
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Avec les machines à vapeur et avec l'électricité, l'insomnie du monde a commencé.
Dans les civilisations quantitatives, les richesses sont déjà mobiles par elles-mêmes, mais inviolables. Elles perdent leur mobilité et leur valeur, elles meurent si on veut les faire changer de propriétaire par la force.
Nous sommes une civilisation qui sait faire la guerre, mais qui ne sait plus faire la paix.
A mesure que la grande industrie s'empare du monde, la vie devient plus mobile et le gouvernement de l'Etat plus compliqué.