Lisant, non pas pour savoir, non pas pour apprendre, pour accumuler, pour entasser, pour acquérir. Non, rien de tout cela. Lisant bien plutôt pour oublier, pour se déprendre, pour perdre, pour se perdre. Redevenant seul, infiniment seul.
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Une jolie femme qui n'a aucun souci de plaire est d'emblée sans rivale, au sommet de toute beauté comme le sont les roses et les saintes.
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... ce qui me paraît être le plus proche d'un livre, jusque dans sa forme même, c'est une tombe. Sous la couverture du livre comme sous la pierre tombale, il y a une âme qui attend une résurrection.
Il vaut mieux faire peu de choses et bien les savourer. On s'habitue si vite.
C'est une chose étrange que l'absence. Elle contient tout autant d'infini que la présence. J'ai appris cela dans l'attente, j'ai appris à aimer les heures creuses, les heures vides: c'est si beau d'attendre celle que l'on aime.
On ne peut bien voir que dans l'absence. On ne peut bien dire que dans le manque.
Dans la même œuvre
Il y a parfois entre deux personnes un lien si profond qu'il continue de vivre même quand l'un des deux ne sait plus le voir.
Ce n'est pas sa beauté, sa force et son esprit que j'aime chez une personne, mais l'intelligence du lien qu'elle a su nouer avec la vie.
Je n'aime que les écritures dont l'auteur a été arraché au monde, pour quelque raison que ce soit: une douleur infinie, une joie sans cause ou simplement le sentiment d'être un étranger sur la terre.
Nous devrions rendre grâce aux animaux pour leur innocence fabuleuse et leur savoir gré de poser sur nous la douceur de leurs yeux inquiets sans jamais nous condamner.
L'ennui prépare l'émerveillement, comme on déploie une nappe blanche sur la table, les jours de fête.