Une fois prononcé, le mot demeure suspendu dans l'air, dansant devant moi, et comme il l'avait reçu en silence sans y répondre, le mot s'élargit, devenant quelque chose des sinistre et de dangereux, un terme défendu, anormal. Et je ne pourrais pas le reprendre, je ne pourrais jamais

À lire aussi de Daphne du Maurier

Il y a des gens qui ont des espèces de transes, j'en avais entendu parler, ils obéissent à d'étranges lois dont nous ne pouvons rien connaître, ils suivent les ordres compliqués de leur subconscient.
Je me demandais combien il pouvait y avoir de gens dans le monde souffrant et continuant de souffrir parce qu'ils ne parvenaient pas à briser leur filet de timidité et de réserve, et qui dans leur aveugle folie construisaient devant eux un grand mur qui cachait la vérité.
Je commençais à comprendre pourquoi il y a des gens qui ne peuvent supporter le bruit de la mer. Elle a parfois une note désolée et sa persistance même, ces éternels roulements, fracas et glissements, portent sur les nerfs.
Le bonheur n'est pas un objet à posséder, c'est une qualité de pensée, un état d'âme.
Je suis contente qu'on ne puisse l'avoir deux fois, la fièvre du premier amour. Car c'est une maladie et c'est un fardeau, quoi qu'en puissent dire les poètes.
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Dans la même œuvre

Nous ne parlerions pas de Manderley, je ne raconterais pas mon rêve. Car Manderley n'est plus.
Le bonheur n'est pas un objet à posséder, c'est une qualité de pensée, un état d'âme.
Si seulement on pouvait inventer quelque chose, dis-je vivement, qui conserve un souvenir dans un flacon, comme un parfum, et qui ne s'évapore, ne s'affadisse jamais.
Je crois bien que la bonté et la sincérité d'une femme valent mieux pour son mari que tout l'esprit et toute la beauté du monde.
C'est en hiver qu'on voit l'aurore boréale, n'est-ce pas ?