Pourquoi ce besoin de la justice des hommes quand on voit ce qu'ils en font ?
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Un regard peut être aussi violent qu'un parfum, il vous ramène tant d'années en arrière, quand tout est possible, quand on est encore acteur de ce monde, quand le rêve est à portée de main.
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Ecoutez avec beaucoup d'attention le discours de ceux qui défendent la fidélité à tous crins. Vous y entendrez les grésillements de la trouille, peut-être les grincements de la frustration, en tout cas vous sentirez toute la résignation qu'il y a au bout.
Mon père est une joyeuse ruine qui ne voit aucune raison pour que ça change. A moins qu'il ne se soit mis lui-même hors de portée. Comment savoir ?
Qui avait décrété qu'il fallait choisir entre l'exaltation et la mort lente? Qui s'était à ce point pris pour Dieu en affirmant que Dieu vomissait les tièdes?
Hormis Dieu et les scénaristes, vous connaissez d'autres boulots où l'on façonne les destins ?
Dans la même œuvre
Pourquoi ce besoin de la justice des hommes quand on voit ce qu'ils en font ?
Quand trois personnes vous admirent au grand jour, deux autres vous haïssent dans l'ombre.
L'odorat a mille fois plus de mémoire que tout autre sens, et chacun de nous, pour peu qu'il retrouve la réplique exacte d'une senteur du passé, revivra, fulgurant, un moment d'exception.
Les vieux c'est comme les enfants, on s'inquiète de les voir traîner après la tombée de la nuit. On redoute de les voir s'effondrer, incapables de se souvenir de leur propre adresse.
Mais que l'on soit l'inviteur ou l'invité, on en revient toujours à ce que disait Jean-Paul Sartre : l'enfer c'est les hôtes.