Un peu de mal avoué dispense de reconnaître beaucoup de mal caché.

À lire aussi de Roland Barthes

Le monde n'est pas «irréel» (je pourrais alors le parler: il y a des arts de l'irréel, et des plus grands), mais déréel: le réel en a fui, nulle part, en sorte que je n'ai plus aucun sens (aucun paradigme) à ma disposition.
A chaque instant de la rencontre, je découvre dans l'autre un autre moi-même.
La langue n'est ni réactionnaire, ni progressiste. Elle est tout simplement fasciste, car le fascisme, ce n'est pas d'empêcher de dire, c'est d'obliger à dire.
Pour l'écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu'à la mort: je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie.
Il n'importera pas de se dire quelque chose de précis, mais seulement de se parler. Le langage étant un moyen de communication exclusif de l'homme, «tout refus du langage est une mort».
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Dans la même œuvre

C'est l'un des traits constants de toute mythologie petite-bourgeoise, que cette impuissance à imaginer l'Autre.
Ce que le public réclame, c'est l'image de la passion, non la passion elle-même.
Il n'y a pas de grande oeuvre qui soit dogmatique.
L'automobile est un équivalent assez exact des cathédrales gothiques.
La France est atteinte d'une surproduction de gens à diplômes, polytechniciens, économistes, philosophes et autres rêveurs qui ont perdu tout contact avec le monde réel.