Un mariage est quelque chose de si monstrueusement intime. Quiconque soulève un coin du rideau s'expose à être frappé, de la manière la moins prévisible, par quelque divinité vengeresse. Le mécréant risque d'être poursuivi dorénavant et à jamais par dieu sait quelle révélation horrible et totalement inattendue, qui viendra, quasi obscène le hanter. Et j'avais à me débattre ici contre mon aversion superstitieuse de l'état conjugal, cette condition inconcevable de promiscuité et d'assujettissement mutuel.

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Le mariage est un lavage de cerveau. Pas forcément une mauvaise chose. Ça ne ferait pas de mal à ton cerveau à toi d'être un peu lavé.
Le chant bien entendu constitue une forme d'agression. La bouche humide, ouverte et les dents luisantes des chanteurs brûlent du désir de dévorer l'auditeur-victime. Les chanteurs ont pour ceux qui les écoutent l'appétit d'un animal pour sa proie.
Je découvris les mots, et les mots firent mon salut. Je n'étais pas un enfant de l'amour, sinon dans une acception très altérée de ce terme ambigu. Je fus un enfant du verbe.
Au commencement fut le verbe. Amo, Amas, amat me servit de Sésame, ouvre-toi: "apprendre ces verbes d'ici vendredi" fut l'essence de mon éducation; peut-être que cela constitue d'ailleurs, mutatis mutandis, l'essence de toute éducation.
Chacun se délectait de la compagnie de l'autre, sans jamais en être rassasié. C'est là le véritable test, plus que la dévotion, l'admiration, la passion. Si l'on a toujours faim de la compagnie de quelqu'un, c'est qu'on aime.
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Si le pouvoir absolu corrompt absolument, alors je dois être le plus corrompu des hommes. Un directeur de théâtre est un dictateur.
Vers la fin de l'après-midi, les nuages s'amassèrent, le soleil se cacha et il se mit à pleuvoir. Cet écervelé de climat anglais, qui s'était livré jusque-là à une imitation plausible du mois de juin, se mit soudain en tête d'interpréter mars.
Chacun se délectait de la compagnie de l'autre, sans jamais en être rassasié. C'est là le véritable test, plus que la dévotion, l'admiration, la passion. Si l'on a toujours faim de la compagnie de quelqu'un, c'est qu'on aime.
Si l'on a toujours faim de la compagnie de quelqu'un, c'est qu'on aime.
La tendresse, la confiance absolue, la communication et la sincérité : ces choses-là comptent de plus en plus à mesure qu'on vieillit.