Je reste seul à me consumer dans le noir - quand le soleil dérobe au monde sa lumière - D'autres, c'est par plaisir qu'ils s'étendent à terre, - moi, c'est dans mon malheur pour gémir et pleurer.
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Tu sais, mon Seigneur, que je sais que tu sais que je viens auprès de toi pour en mieux jouir, et tu sais que je sais que tu sais qui je suis. A quoi bon, alors, tarder davantage à nous saluer ?
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Comment aurai-je le courage de vivre sans vous, mon bien, si, au moment du grand départ, je ne peux implorer votre aide ?
Dormir me plaît et plus encore d'être de pierre - Tant que durent le mal et la honte ici-bas... - Ne rien voir ni sentir m'est chose douce et chère; - Ne m'éveillez donc point! Par pitié, parlez bas!
Je vis de me mourir et, à vrai dire, - je vis heureux de mon malheureux sort. - Quiconque ne sait vivre d'angoisse et de mort, - qu'il entre dans ce feu qui me brûle et dévore.
Se sublimer est noble, se cultiver est bénéfique, se maîtriser est viril, mais pour l'âme véritablement inspirée, tout cela paraît bien médiocre et bien plat quand on peut se branler.