La dernière heure ne doit pas être celle du mensonge.
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Tu connais le concept grec du Kairos ? C'est l'instant décisif qu'il ne faut pas laisser passer. Dans toutes les vies, même les plus merdeuses, le ciel te donne au moins une fois une vraie chance de faire basculer ton destin. Le kairos, c'est la capacité à savoir saisir cette perche que la vie te tend. Mais le moment est généralement très bref. Et la vie ne repasse pas les plats.
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Aujourd'hui, tout le monde veut être écrivain et plus personne ne lit.
Je ne sais ou va mon chemin. Mais je me sens mieux quand ma main serre la tienne.
— Les romanciers sont les plus grands menteurs de l'histoire, non ? - \r\n— Non, ce sont les hommes politiques. Et les historiens. Et les journalistes. Mais pas les romanciers.
Le bonheur ne repasse jamais les plats.
Dans la même œuvre
C'était en partie pour cela que j'aimais autant lire. Pas pour fuir la vie réelle au profit d'un univers imaginaire, mais pour revenir vers le monde transformé par mes lectures. Plus riche de mes voyages et de mes rencontres dans la fiction et désireux de les réinvestir dans le réel.
Jusqu'à présent, j'étais toujours parvenu à me persuader que ces échecs étaient l'antichambre de la réussite. Pour y croire, je m'accrochais à des exemples illustres. Stephen King répétait souvent que trente maisons d'édition avaient refusé Carrie. La moitié des éditeurs londoniens avaient trouvé le premier tome de Harry Potter « beaucoup trop long pour des enfants ». Avant d'être le roman de science-fiction le plus vendu au monde, Dune de Frank Herbert avait essuyé une vingtaine de rejets. Quant à Francis Scott Fitzgerald, il avait, paraît-il, tapissé les murs de son bureau avec les cent vingt-deux lettres de refus envoyées par les magazines à qui il avait proposé ses nouvelles.
Je pense que vouloir rencontrer un écrivain parce qu'on aime son livre, c'est comme vouloir rencontrer un canard parce qu'on aime le foie gras.
Il est écrit quelque part, dans l'une des pages du livre du destin, que les roses trop belles vivent avec la hantise de se faner. Et cette crainte leur fait parfois commettre des actes irréparables.
L'essentiel c'est la sève qui irrigue ton histoire. Celle qui doit te posséder et te parcourir comme un courant électrique. Celle qui doit te brûler les veines pour que tu ne puisses plus faire autrement que d'aller au bout de ton roman comme si ta vie en dépendait.