L'amour est un gâteau de semoule - sucré au premier abord, consistant par la suite, franchement bourratif pour celui qui a la faiblesse d'en reprendre, et s'émiettant vers la fin.
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Très tôt, j'ai sauté dans le vide. Très vite, j'ai su que désobéir, c'était chercher. A ma façon, j'ai caressé le monde ! J'ai ri. J'ai bu. J'ai joué du violon. J'ai connu des passions funestes. Mais pas que ça. Il faut que ça se sache... J'ai souvent pris la mauvaise porte. J'ai vécu l'instant délicieux du danger, la cruauté du désir, la jalousie, la vengeance et l'envie de devenir un salaud absolu. Inutile, n'est-ce pas, d'ajouter le remords au regret. Là-dessus, pour le moment, je me tais.
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Ouvrez ce livre. Ouvrez ce livre, monsieur. Regardez dehors au travers des persiennes. Faites marcher votre petit coeur. Assurez-vous que personne, aucun être transi de froid, ne rôde devant votre porte à la recherche d’un lit, d’un toit, d’une parole de réconfort. Sinon, en route ! Ouvrez votre fenêtre. Installez-vous sans tarder. Tournez ! Tournez les pages de mes carnets de moleskine ! Jargonnez les mots que j’emploie. Partagez ma fièvre. Trouvez la cadence.
Nous sommes infatigables parce que nous sommes Tsiganes de la tête aux pieds. Et parce que nous sommes Tsiganes, parce que le monde est notre maison, le ciel notre toit, la terre notre sol, nous avons de quoi parler...
Je te rends le chapeau mais en pour, je veux une meule, il crie. - Une meule? Kékcékça? - Une mobylette si tu préfères.
Parfois, à force de remonter les sentiers abandonnés et de buter sur les vieilles souches de nos croyances, de grosses larmes ravinent les joues du rescapé d'Auschwitz, et, douce comme une pluie d'automne, son angoisse me recouvre.
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Parfois, à force de remonter les sentiers abandonnés et de buter sur les vieilles souches de nos croyances, de grosses larmes ravinent les joues du rescapé d'Auschwitz, et, douce comme une pluie d'automne, son angoisse me recouvre.
Pourtant, dès mon premier ouf, c'est inouï comme j'avais soif d'aimer les autres. Enfant de la lune et du soleil, j'avais une envie folle de coller mon oreille contre le fût des arbres. D'écouter battre sous l'écorce le suc de la terre. De me mêler à la gaudriole générale. A tout ce raffut de la création. D'orchestrer le cui cui des oiseaux, d'apprivoiser le savoir des personnes. Pas une minute, je n'imaginais que les gens puissent être aussi arrogants, aussi méchants.
Comme j'étais naïf ! J'ignorais qu'en naissant Tsigane, je serais rabaissé au rang de gueux, de sauvage, de chien errant qui ne connait ni les lois ni la morale ordinaire.
La misère est un professeur encore meilleur que les livres. Elle t'apprendra tout !
Ouvrez ce livre. Ouvrez ce livre, monsieur. Regardez dehors au travers des persiennes. Faites marcher votre petit coeur. Assurez-vous que personne, aucun être transi de froid, ne rôde devant votre porte à la recherche d’un lit, d’un toit, d’une parole de réconfort. Sinon, en route ! Ouvrez votre fenêtre. Installez-vous sans tarder. Tournez ! Tournez les pages de mes carnets de moleskine ! Jargonnez les mots que j’emploie. Partagez ma fièvre. Trouvez la cadence.