Très peu de monde se soucie réellement de la liberté, de la vérité - vraiment très peu. Rares sont ceux qui ont de l'envergure - cette force dont dépend la vraie démocratie. En l'absence de gens courageux, une société libre meurt, ou ne naît pas.

À lire aussi de Doris Lessing

Il n'existe qu'une façon de lire, et elle consiste à flâner dans les bibliothèques ou les libraires, à prendre les livres qui vous attirent et ne lire que ceux-là, à les abandonner quand ils vous ennuient, à sauter les passages qui traînent – et à ne jamais, jamais rien lire parce qu'on s'y sent obligé, ou parce que c'est la mode.
Je découvre que je lis la plupart des romans avec le même genre curiosité qu'un livre documentaire. S'ils sont le moins du monde réussis, la plupart des romans sont originaux en ce sens qu'ils informent sur l'existence d'une partie de la société, d'un type de personnes, qui ne sont pas encore révélés à la conscience générale de lettrés
J'eus la vision d'un monde divisé en nations, en systèmes, en blocs économiques, qui se durcissaient et se consolidaient : un monde où il deviendrait de plus en plus ridicule de parler même de liberté, de conscience individuelle. Je sais qu'on a déjà écrit à propos de ce genre de vision, c'est quelque chose de déjà lu, mais pendant quelques instants ce n'étaient pas des mots, c'était une sensation réelle dans la substance même de ma chair et de mes nerfs.
On nous définit encore, même les gens les plus évolués, en fonctions de nos relations avec les hommes.
Il y a dans ce pays des centaines et des milliers de gens qui se consument de désespoir, et nul ne s'en soucie. - Tout le monde s'en fout.
Toutes les citations de Doris Lessing →

Dans la même œuvre

Il y a dans ce pays des centaines et des milliers de gens qui se consument de désespoir, et nul ne s'en soucie. - Tout le monde s'en fout.
Je me souviens d'avoir entendu quelqu'un dire que l'on pouvait mesurer l'importance d'un homme d'affaires au nombre de jeunes gens doucereux qui l'entouraient.
Grandir consiste en fin de compte à comprendre que sa propre expérience incroyable et unique est ce que tout le monde partage.
Il n'existe qu'une façon de lire, et elle consiste à flâner dans les bibliothèques ou les libraires, à prendre les livres qui vous attirent et ne lire que ceux-là, à les abandonner quand ils vous ennuient, à sauter les passages qui traînent – et à ne jamais, jamais rien lire parce qu'on s'y sent obligé, ou parce que c'est la mode.
Il y a dans ce pays des centaines et des milliers de gens qui se consument de désespoir, et nul ne s'en soucie.