Toutes les familles heureuses se ressemblent mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon est la première phrase d'Anna Karénine que, comme toute bonne concierge, je ne saurais avoir lu, non plus qu'il ne m'est accordé d'avoir sursauté par hasard à la seconde partie de cette phrase, dans un moment de grâce, sans savoir qu'elle venait de Tolstoï.

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Le sabayon, c'est l'emblème de la cuisine française: un truc qui se veut léger et qui étouffe le premier chrétien venu.
Les riches se convainquent que leur vie suit un sillon céleste que le pouvoir de l'argent creuse naturellement.
Oui, l'univers conspire à la vacuité, les âmes perdues pleurent la beauté, l'insignifiance nous encercle.
La vraie nouveauté, c'est ce qui ne vieillit pas, malgré le temps.
La misère est une faucheuse: elle moissonne en nous tout ce que nous avons d'aptitude au commerce de l'autre et nous laisse vides, lavés de sentiments, pour pouvoir endurer toute la noirceur du présent.
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Nous parlons d'amour, de bien et de mal ... et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.
Les hommes vivent dans un monde où ce sont les mots et non les actes qui ont du pouvoir, où la compétence ultime, c'est la maîtrise du langage.
La Civilisation, c'est la violence maîtrisée, la victoire toujours inachevée sur l'agressivité du primate.
Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal.
Les psys sont des comiques qui croient que la métaphore, c'est un truc de grand sage.