Ne dites pas: je suis franc; soyez-le. Ne dites pas: je n'ai pas de vanité; montrez-le.
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Tous les animaux sont monogames pendant qu'ils ont des jeunes à élever; dès que les jeunes peuvent se passer d'eux, ils retournent à la liberté de l'amour.
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S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Le sauvage qui assomme son vieux père pour lui épargner les infirmités de la vieillesse est philanthrope à sa façon. Lequel vaut mieux, de tuer les vieillards ou de leur bâtir des hospices?
Nous pouvons confier nos secrets, car ils nous appartiennent: ceux des autres, qui nous sont confiés, sont un dépôt dont nous n'avons pas l'usage.
La sagesse est de toutes les sphères et de toutes les conditions: mais les sages partout sont rares.
Dans la même œuvre
S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.