De tout temps la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte.
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Étant appelé à parler de musique dans cette revue, que l'on m'accorde de m'expliquer en quelques mots sur la façon dont j'entends le faire. On trouvera donc à cette place des impressions sincères et loyalement ressenties, beaucoup plus que de la critique ; celle-ci ressemblant trop souvent à des variations brillantes sur l'air de « Vous vous êtes trompé parce que vous ne faites pas comme moi », ou bien : « Vous avez du talent, moi je n'en ai aucun, ça ne peut pas continuer plus longtemps... »
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À lire aussi de Claude Debussy
Il faut chercher la discipline dans la liberté et non dans les formules d’une philosophie devenue caduque et bonne pour les faibles. N’écouter les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte l’histoire du monde.
Massenet, l'historien musical de l'âme féminine ...
Il faut que la beauté soit sensible, qu'elle nous procure une jouissance immédiate, qu'elle s'impose ou s'insinue en nous sans que nous ayons aucun efforts à faire pour la saisir. Voyez Léonard de Vinci, voyez Mozart. Voilà de grands artistes !
Je suis assez rapide pour composer; mais je suis extrêmement lent pour me décider à le faire.
Dans la même œuvre
Il faut débarrasser la musique de tout appareil scientifique. La musique doit humblement chercher à faire plaisir ; il y a peut-être une grande beauté possible dans ces limites. L'extrême complication est le contraire de l'art.
Il faut que la beauté soit sensible, qu'elle nous procure une jouissance immédiate, qu'elle s'impose ou s'insinue en nous sans que nous ayons aucun efforts à faire pour la saisir. Voyez Léonard de Vinci, voyez Mozart. Voilà de grands artistes !
Il faut [...] n’écouter les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte l’histoire du monde.
Wagner, si l'on peut s'exprimer avec un peu de la grandiloquence qui lui convient, fut un beau coucher de soleil que l'on a pris pour une aurore.
On ne flirte pas à l'Opéra on crie très fort des mots incompréhensibles si l'on y échange des serments, c'est avec l'assentiment des trombones : logiquement, les nuances changeantes d'un sentiment doivent s'y perdre parmi tant de clameur obligée.