Sourire de la médiocrité, comme du drame, c'est une façon d'arriver à les fréquenter. C'est la forme la plus aboutie de la tolérance

À lire aussi de Maria Pourchet

Le bananier parlons-en, on vous le colle à tous les balcons, c'est bien joli mais on ne lui rend pas service. Il n'est pas prévu pour la ville, le bananier, il crève.
L'humour a longtemps été mon arme de défense, pour prendre le monde de biais et pas en pleine face.
Je pose toujours le filtre de l'ironie entre les choses et moi, mais dans Rome en un jour, je me suis surveillée, je tenais au réalisme social. J'ai donc utilisé la dérision avec une certaine parcimonie comme une politesse que je dois aux lecteurs.
Rédiger des rapports, ça vous dessèche un écrivain. En même temps, la curiosité et l'observation, toute l'écriture part de ça.
En fait, deux mouvements me sont naturels : l'analyse sociologique, qui désenchante le monde, et l'écriture qui le réenchante. Le défi, ensuite, c'est de créer des personnages et de les faire vivre en les confrontant à des situations burlesques pour aller au-delà des sociotypes.
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Rédiger des rapports, ça vous dessèche un écrivain. En même temps, la curiosité et l'observation, toute l'écriture part de ça.
En fait, deux mouvements me sont naturels : l'analyse sociologique, qui désenchante le monde, et l'écriture qui le réenchante. Le défi, ensuite, c'est de créer des personnages et de les faire vivre en les confrontant à des situations burlesques pour aller au-delà des sociotypes.
L'humour a longtemps été mon arme de défense, pour prendre le monde de biais et pas en pleine face.