Rédiger des rapports, ça vous dessèche un écrivain. En même temps, la curiosité et l'observation, toute l'écriture part de ça.

À lire aussi de Maria Pourchet

Je pose toujours le filtre de l'ironie entre les choses et moi, mais dans Rome en un jour, je me suis surveillée, je tenais au réalisme social. J'ai donc utilisé la dérision avec une certaine parcimonie comme une politesse que je dois aux lecteurs.
Sourire de la médiocrité, comme du drame, c'est une façon d'arriver à les fréquenter. C'est la forme la plus aboutie de la tolérance
Le bananier parlons-en, on vous le colle à tous les balcons, c'est bien joli mais on ne lui rend pas service. Il n'est pas prévu pour la ville, le bananier, il crève.
J'ai toujours voulu écrire sur ce qui se passe quand quinze personnes sont réunies. Quand un certain nombre de gens se retrouvent ensemble, il y a une sorte de scénario auto-généré, une comédie qui démarre. Ce genre d'assemblée donne lieu à des confidences excessives, des violences ordinaires. Ici, on est en présence d'un meurtre par la conversation puisque le couple absent est en quelque sorte assassiné par ses quinze amis.
Est-ce la sonorité, est-ce le sens, certains mots nous répugnent et nous ne saurons jamais pourquoi.
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En fait, deux mouvements me sont naturels : l'analyse sociologique, qui désenchante le monde, et l'écriture qui le réenchante. Le défi, ensuite, c'est de créer des personnages et de les faire vivre en les confrontant à des situations burlesques pour aller au-delà des sociotypes.
L'humour a longtemps été mon arme de défense, pour prendre le monde de biais et pas en pleine face.
Sourire de la médiocrité, comme du drame, c'est une façon d'arriver à les fréquenter. C'est la forme la plus aboutie de la tolérance