Il est des temps qu'il faut savoir ignorer. Faute de quoi, à force de les contempler derrière soi, on se brise le cou.
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Si l'on n'a plus peur de la solitude, on n'est jamais seul.
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J'ai peur de ces choses immuables, comme la pluie, la nuit qui tombe, la mort après l'amour, l'enfer après la mort. S'il existe une éternité, c'est celle de la souffrance toujours répétée.
Le pouvoir ne tolère ni la dévotion ni la sincérité absolue.
Je me demande qui a inventé la vie comme une pièce de monnaie, à deux faces, où le bonheur est l'envers de la souffrance, où les caresses ne vont pas sans les cris, où la joie d'avoir n'est rien sans la douleur de perdre.
Pourquoi devrais-je entrer dans une boîte en forme de cercueil et fermer un rideau pour parler à Dieu ?
Dans la même œuvre
Etre seul ne signifie pas être isolé.
Comment font les souvenirs pour ne jamais mourir tout à fait ?
Pourquoi fêter la fin de l'enfance ? On ne danse pas quand quelqu'un meurt !
Est-ce vrai que chacun est digne d'amour ?
Aujourd'hui je comprends que la solitude est inscrite dans les lois du monde, au même titre que les feuilles des arbres ou le sang dans le corps. La solitude n'est pas un sentiment mais un élément organique. J'ai été vaniteux de croire que je pouvais y échapper.