Seuls les morts n'ont pas de souvenir. Ils ont tout oublié.

À lire aussi de Edgar Hilsenrath

Même chez nous, le bonheur existe. Le bonheur de celui qui grelotte et trouve une couverture. Le bonheur de celui qui a faim et trouve un peu de pain. Et le bonheur de celui qui est seul et trouve un peu d'amour.
J'ai compris qu'il ne suffit pas de survivre. Survivre ce n'est pas assez.
Nous ne devons pas oublier les morts. Mais nous ne devons pas non plus continuer de vivre avec eux.
Où je me suis réfugié ? Où voulez-vous qu'un juif se réfugie en Pologne ? Dans la forêt évidemment. Je me méfiais des Polonais, ils étaient encore plus antisémites que les nazis.
Et puis, il me fallait plus qu'une seule victime. C'est vrai, ça, une seule victime, ça rime à quoi ? Moi, il m'en fallait une pour chaque blessure, chaque sourire narquois, que ce soit du bon dieu ou du voisin de palier, de qui vous voulez.
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Dans la même œuvre

Nous ne devons pas oublier les morts. Mais nous ne devons pas non plus continuer de vivre avec eux.
Même chez nous, le bonheur existe. Le bonheur de celui qui grelotte et trouve une couverture. Le bonheur de celui qui a faim et trouve un peu de pain. Et le bonheur de celui qui est seul et trouve un peu d'amour.