J'ai compris qu'il ne suffit pas de survivre. Survivre ce n'est pas assez.

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Nous ne devons pas oublier les morts. Mais nous ne devons pas non plus continuer de vivre avec eux.
Et puis, il me fallait plus qu'une seule victime. C'est vrai, ça, une seule victime, ça rime à quoi ? Moi, il m'en fallait une pour chaque blessure, chaque sourire narquois, que ce soit du bon dieu ou du voisin de palier, de qui vous voulez.
En novembre 1938, il y a eu un pogrom - que nous avons appelé la Nuit de cristal. Ce jour-là, nous avons donné l'assaut. Enfin, un tour de chauffe quoi.
Seuls les morts n'ont pas de souvenir. Ils ont tout oublié.
Où je me suis réfugié ? Où voulez-vous qu'un juif se réfugie en Pologne ? Dans la forêt évidemment. Je me méfiais des Polonais, ils étaient encore plus antisémites que les nazis.
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