J'aime la lecture parce que c'est la seule conversation à laquelle on peut couper court à tout instant, et dans l'instant.
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Sans la musique certains d'entre nous mourraient.
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À lire aussi de Pascal Quignard
Quant à la fascination, l'oreille a la musique. L'oeil a la peinture. La mort a le passé. L'amour a le corps nu de l'autre. La littérature la langue individuelle réduite au silence.
On ne se livre à une femme qu'après l'intimité. Cette intimité est extrêmement dangereuse, totalement passionnante. Plus rien n'est en arrière des yeux. Plus rien n'est en réserve de la vue.
La fascination est l'épreuve du passé. Mieux encore : elle est l'étreinte du passé.
L'amour veut toucher. L'amour veut se perdre dans le sans distance.
Dans la même œuvre
La musique ne re-présente rien: elle re-sent. Elle est comme les prénoms quand les prénoms ne font encore que retentir de l'affect.