... le monde grouille d'assassins, c'est-à-dire de personnes qui se permettent d'oublier ceux qu'ils ont prétendu aimer. ... L'oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire.
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Sans ennemi, l'être humain est une pauvre chose. Sa vie est une épreuve, un accablement de néant et d'ennui.
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On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et on fait les choses.
C'est toujours comme ça, c'est quand on ne cherche plus les informations qu'on les trouve.
L'authentique Parisien, c'est le moineau et non le râleur du trottoir. Voulez-vous aimer Paris ? oubliez l'homme, ne regardez que ce qui volette et sautille.
La musique sacrée contamine l'âme d'un élan qui ressemble à la foi sans en être.
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Le ventilateur est au communisme ce que l'épithète est à Homère: Homère n'est pas le seul écrivain au monde à utiliser des épithètes. Mais c'est sous sa plume que les épithètes prennent tout leur sens.
Y a-t-il encore des esprits assez naïfs pour s'imaginer que les théories servent à être crues? Les théories servent à irriter les philistins, à séduire les esthètes et à faire rire les autres.
Dès la puberté, l'existence n'est plus qu'un épilogue.
La noblesse, c'est aussi admettre ce qui va de soi. Il ne fallait pas se cacher que le monde s'était préparé à mon existence depuis des milliards d'années.
La seule manière de cesser de souffrir, c'est de n'avoir plus que du vide dans la tête. La seule manière de se vider la tête à fond, c'est d'aller le plus vite possible, c'est de lancer son cheval au galop.