Rien ne se construit, ne se fait, ne s'invente, sinon dans la paix relative, dans une petite poche de paix locale rare maintenue au milieu de la dévastation universelle produite par la guerre perpétuelle.

À lire aussi de Michel Serres

Le virtuel est la chair même de l'homme.
Et l'agression dans les livres ? On a quand même lu Mein Kampf, et il y avait pas mal de livres de ce genre ! Tout canal de communication est possiblement chargé de crime...
Quand j'étais petit, ma grand-mère levait déjà les bras au ciel en disant : ce Michel, il verra jamais le réel, il est tout le temps dans les bouquins !
Nous ne voulons plus coaguler nos assemblées avec du sang. Le virtuel, au moins, évite ce charnel-là.
Nous avons construit un monde où l'intelligence est la premières des facultés, où la science et la technique nous tirent en avant et nous chutons, en produisant plus de misères, de famines, de maladies.
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Dans la même œuvre

Quand vous condamnez ceux qui vivent pour manger, vous qui dites manger pour vivre, avez-vous décidé pourquoi vous viviez?
Nous vivons aujourd'hui une crise aiguë des langues. Jadis tenues pour trésors, elles tombent en mésestime, chacun saccage la sienne, comme on a fait de la terre.
Non, la guerre n'est pas la mère de toutes choses. La bataille ne produit rien, sauf de nouvelles batailles, d'où sa fécondité nulle.