La joie; la simple joie contingente d'exister; la joie de survivre aux violences de plusieurs guerres; la joie , ici et maintenant, d'une paix qui dure depuis soixante-dix ans; la joie que donne la beauté du monde et celle des femmes; la trismégiste joie d'aimer...
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Et l'agression dans les livres ? On a quand même lu Mein Kampf, et il y avait pas mal de livres de ce genre ! Tout canal de communication est possiblement chargé de crime...
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Il suffit de regarder du côté de l'éducation des enfants - leur maman les prend à l'école et les amène à la danse, et après la danse, il y a le cours de solfège ou de judo... Ils ne s'ennuient jamais et par conséquent ils n'ont pas de temps mort. Or le temps mort nous constitue. Parce que, sinon, je ne suis que joueur de piano, danseur ou judoka... Vive l'ennui !
L'économie telle que le capitalisme l'a mise en place est catastrophique, au moins du point de vue écologique.
Il faut bien un jour ouvrir la porte d'ombre, s'avancer vers les premiers degrés, chercher une lumière pour se reconnaître dans des ténèbres si anciennes que la chair humiliée en a déjà l'habitude.
Le vieux proverbe militaire dit vrai: nul ne va jamais plus vite que la musique. Et Woodstock précède Facebook.
Dans la même œuvre
Quand j'étais petit, ma grand-mère levait déjà les bras au ciel en disant : ce Michel, il verra jamais le réel, il est tout le temps dans les bouquins !
Nous sommes si nombreux à nous contenter d'avancer un pied devant l'autre, sans même nous étonner de ce petit miracle matinal.
Si vous regardez globalement ce qui se passe depuis 10, 20, 100 ans, la violence ne cesse de baisser : c'est presque contre-intuitif, personne ne le croit !
Nous sommes en train de vivre une période exceptionnelle de l'Histoire. On a vécu 70 ans de paix, l'espérance de vie a cru jusqu'à 80 ans, la population paysanne est passée de 75 à 2 %... Par conséquent, toutes les institutions que nous avons créées l'ont été à une époque où le monde n'était pas ce qu'il est devenu.
Quand on a fait la Révolution de 89, on avait Rousseau derrière. Aujourd'hui, on n'a personne, et c'est la faute à qui ? Aux philosophes. C'est leur rôle de prévoir ou d'inventer une nouvelle forme de gouvernement ou d'institutions, et ils ne l'ont pas fait.