La lecture met en ébullition, dissipe la sécheresse, active les facultés, déchrysalide l'intelligence et met en liberté l'imagination.
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Rien n'est plus ridicule que l'orgueil. C'est un sentiment qui ne va jamais sans envie et qui n'est que l'hypertrophie puérile de la vanité.
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À lire aussi de Antoine Albalat
Notre imagination a des mirages qui nous trompent.
Le don d'écrire, c'est-à-dire la facilité d'exprimer ce que l'on sent, est une faculté aussi naturelle à l'homme que le don de parler. En principe, tout le monde peut raconter ce qu'il, a vu. Pourquoi chacun ne pourrait-il pas l'écrire?
La nécessité du travail doit donc être considérée comme un principe au-dessus de toute contestation. Une prose n'est parfaite que si elle a été travaillée. Le travail contient toutes les possibilités de perfection.
Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu. J'ai insisté, tantôt, sur la nécessité de la lecture pour se créer une forme et un style. Le profit est le même pour le fond; le même éveil se fera pour les idées.
Dans la même œuvre
Peu de gens sont capables de juger leurs propres ouvrages. Qu'on se loue ou qu'on se critique, on se trompe presque toujours : ou on est indulgent ou on est injuste.
Les plus grands maîtres ont éprouvé le besoin de soumettre leurs oeuvres à des personnes éclairées. Il n'y a que les esprits médiocres qui sont toujours sûrs d'eux-mêmes.
Je connais des écrivains qui se font gloire de leur orgueil. Il n'y a vraiment pas de quoi. Rien n'est plus ridicule que l'orgueil. C'est un sentiment qui ne va jamais sans envie et qui n'est que l'hypertrophie puérile de la vanité.
On cite le mot de Boileau : Aimez qu'on vous conseille et non pas qu'on vous loue, mais on ne le met guère en pratique. Rien ne coûte plus à un homme de lettres que de demander l'avis d'un confrère. Chacun croit avoir plus de talent que le voisin.
L'ambition d'écrire fait partie de ce fond de vanité qui est le propre de tous les mortels. On veut écrire, non pas parce qu'on croit avoir quelque chose à dire, mais pour le plaisir de faire parler de soi.