La nécessité du travail doit donc être considérée comme un principe au-dessus de toute contestation. Une prose n'est parfaite que si elle a été travaillée. Le travail contient toutes les possibilités de perfection.

À lire aussi de Antoine Albalat

L'ambition d'écrire fait partie de ce fond de vanité qui est le propre de tous les mortels. On veut écrire, non pas parce qu'on croit avoir quelque chose à dire, mais pour le plaisir de faire parler de soi.
Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu. J'ai insisté, tantôt, sur la nécessité de la lecture pour se créer une forme et un style. Le profit est le même pour le fond; le même éveil se fera pour les idées.
Aucune lecture ne remplace la lecture de Montaigne. Guez de Balzac est aussi très utile. C'est le Malherbe de la prose. Il a fixé le style français avant les Provinciales et avant les Pensées de Pascal.
La première condition préparatoire pour écrire, c'est de se connaître et pour cela, de s'examiner, de s'étudier, de savoir, comme le dit Horace, de quel fardeau vous pouvez charger vos épaules.
Vous écrivez, mais vous voilà arrêté? Lisez. Les livres vous redonneront l'inspiration. Lisez quand vous voudrez écrire; lisez quand vous saurez écrire; lisez quand vous ne pourrez plus écrire. Le talent n'est qu'une assimilation.
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Dans la même œuvre

Peu de gens sont capables de juger leurs propres ouvrages. Qu'on se loue ou qu'on se critique, on se trompe presque toujours : ou on est indulgent ou on est injuste.
Les plus grands maîtres ont éprouvé le besoin de soumettre leurs oeuvres à des personnes éclairées. Il n'y a que les esprits médiocres qui sont toujours sûrs d'eux-mêmes.
Je connais des écrivains qui se font gloire de leur orgueil. Il n'y a vraiment pas de quoi. Rien n'est plus ridicule que l'orgueil. C'est un sentiment qui ne va jamais sans envie et qui n'est que l'hypertrophie puérile de la vanité.
Rien n'est plus ridicule que l'orgueil. C'est un sentiment qui ne va jamais sans envie et qui n'est que l'hypertrophie puérile de la vanité.
On cite le mot de Boileau : Aimez qu'on vous conseille et non pas qu'on vous loue, mais on ne le met guère en pratique. Rien ne coûte plus à un homme de lettres que de demander l'avis d'un confrère. Chacun croit avoir plus de talent que le voisin.