Rien de vraiment humain ne s'est fait dans l'histoire, et même à l'échelle individuelle, qu'en sachant différer un plaisir (c'est-à-dire indissociablement l'élaborer, le socialiser, le civiliser).

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Rien de vraiment humain ne s'est fait dans l'histoire, et même à l'échelle individuelle, qu'en sachant «différer un plaisir» (c'est-à-dire indissociablement l'élaborer, le socialiser, le civiliser).
Ceux qui veulent la liberté pour rien manifestent qu'ils ne la méritent pas.
Et comme nous le disions autrefois, la nocivité des grands hommes consiste en ceci qu'il y en a trop peu.
Si on ne veut rien reconnaître comme inconnu et nouveau, on a une pensée dogmatique, mais si on ne veut rien tenir pour connu et acquis, on ne peut avoir qu'une pensée inconsistante.
Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? , il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : A quels enfants allons-nous laisser le monde ?
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Ceux qui veulent la liberté pour rien manifestent qu'ils ne la méritent pas.
Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? , il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : A quels enfants allons-nous laisser le monde ?