Œuvre

Vivre en survivant

... les villes ne sont jamais que des ensembles plus ou moins réussis de tiroirs échafaudés les uns sur les autres.
Je m'emmerde avec les habitants de cette planète parce qu'ils ne peuvent être que terre à terre, aplatis et plats, réalistes et mal réalisés, limités à eux-mêmes et ivres de se confesser à la gueule du premier venu.
... une bibliothèque, c'est un des plus beau paysage du monde.
C'est en parlant le moins possible de ce que l'on mijote qu'on a le plus de chances de rester un bricoleur de l'inusité.
... ces moteurs qui ont fait de l'homme un crétin à roulettes et de la planète un garage criblé d'autoroutes.
Les passions se nourrissent voracement de contretemps.
Rien ne tue plus sûrement la pensée, la créativité, le rêve, la lucidité ou le délire que le travail intensif, l'efficience, l'amour frénétique du gain, la course au profit et aux boulots profitables.
Même quand on a le temps de perdre du temps, il faut encore trouver les jeunes femmes avec lesquelles le perdre.
Le temps n'est pas seulement le seul véritable ennemi de l'homme, c'est également et surtout son ennemi le plus sournois, le plus lâche. Et, bien sûr, le seul que l'on n'ait pas la moindre chance de vaincre.