Œuvre
Vivons heureux en attendant la mort
On peut très bien vivre sans la moindre espèce de culture.
Suicidez-vous jeune, vous profiterez de la mort.
Vous pouvez railler, mais n'oubliez jamais qu'un jour ou l'autre, c'est celui qui raille qui l'a dans le train.
«Est-il vraiment indispensable d'être cultivé quand il suffit de fermer sa gueule pour briller en société?», dit judicieusement La Rochefoucauld, qui ajoute: «La culture et l'intelligence, c'est comme les parachutes. Quand on n'en a pas, on s'écrase.»
Et puis quoi, qu'importe la culture? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand? Non.
Je vous hais, je hais toute l'humanité. - Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien. - Plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne.
Il faut rire de tout. C'est extrêmement important. C'est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans.
Je sais que je suis paranoïaque, mais ce n'est pas parce que je suis paranoïaque qu'ils ne sont pas tous après moi.
Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien. Plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne.
Je suis de plus en plus fermement convaincu que les gens de vingt ans, que je tenais pour de vieux cons quand j'en avais quinze, sont tous de jeunes imbéciles.
Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté?
Archimède fut le premier à démontrer que, lorsqu'on plonge un corps dans une baignoire, le téléphone sonne.
S'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans?
La culture, c'est comme l'amour. Il faut y aller à petits coups au début pour bien en jouir plus tard.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
Le seul remède à la vie, c'est la mort librement consentie. L'exemple vient d'en haut: «Suicidez-vous jeune, vous profiterez de la mort», nous dit le Christ avant de s'autodétruire sur la croix à l'aube de sa trente-troisième année.
On ne dit plus «coiffeur», on dit «capilliculteur». J'ai moi-même vu récemment une enseigne «capilliculteur biocosméticien».