Œuvre
Une saison chez Lacan (1989)
Le mensonge de l'Autre est parfois nécessaire pour aboutir à sa propre vérité.
La culture, c'est la mémoire de l'intelligence des autres.
La jouissance est un état de plénitude qui se suffit à lui-même. C'est pour cela qu'on ne peut rien en dire si on l'éprouve. Dans le cas contraire, on supplée par le discours. Moins on jouit, plus on explique. Moins on comprend, plus on affirme.
Dans convaincre, il y a vaincre, mais il y a surtout con. Le con, c'était moi.
Je savais désormais que, ne tenant à rien, je serais toujours riche. Je n'aimais que la vie et la liberté. En dehors de ces biens, on ne pouvait rien me prendre.
Il n'y a pas de malentendus, il n'y a que des malentendants.
Le bonheur n'a jamais rendu personne heureux.
On ne choisit pas grand chose. Ni l'instant de naître, ni le nom qu'on porte, ni la couleur de ses yeux, ni ceux qui, plus tard, nous blesseront parce que nous les aurons aimés.
Mais à l'usage des gagneurs - dans le sens de gagner son salut - qui osera jamais écrire le traité de l'échec ?