Œuvre
Rue des voleurs (2012)
La vie est une machine à arracher l'être; elle nous dépouille, depuis l'enfance, pour nous repeupler en nous plongeant dans un bain de contacts, de voix, de messages qui nous modifient à l'infini, nous sommes en mouvement.
Essayez d'avoir l'air marrant et séduisant en arabe littéraire, c'est pas du tout cuit, on croit toujours que vous êtes sur le point d'annoncer une nouvelle catastrophe en Palestine ou de commenter un verset du Coran.
L'avantage, c'est qu'aujourd'hui les livres ont si peu de poids, sont si peu vendus, si peu lus que ce n'est même plus la peine de les interdire.
C'était étrange de penser qu'au fond toutes nos religions étaient des récits : des fables auxquelles certains souscrivaient et d'autres non, un immense livre d'histoires, où chacun pouvait prendre ce qui lui convenait.
Les Islamistes sont de vieux conservateurs qui nous volent notre religion alors qu'elle devrait appartenir à tous. Ils ne proposent qu'interdiction et répression.
Quand on peut voyager, disait le Prophète, il faut régler ses affaires comme si on allait mourir.