Œuvre
Quand j'aurai payé ton visage (1962)
Je n'avais d'autre raison de lui en vouloir que d'avoir cessé de l'aimer. C'est une chose que l'on pardonne difficilement malgré les «nous resterons toujours copains». Au reste, un homme qu'on a aimé d'amour mérite rarement d'être aimé d'amitié.
La patience est la seule chose dont on ait besoin en vieillissant et cela me manque comme le reste.
Il faut avoir une bonne conscience pour se bien fâcher. Je voyais, autour de moi, tous ces visages honnêtement rougis par l'emportement et je sentais, au froid de mes joues, que j'étais verte.
Quand un couple rompt toute amarre, il commence par se féliciter de sa solitude. Il considère cette solitude comme une garantie. Il accueille les premières tentations d'en sortir d'un esprit inquiet.
Il est toujours difficile d'avouer son amour à une femme dont on ignore les sentiments.