Œuvre
Pensées pour moi-même
... l'impression qu'il (Maxime) était droit plutôt que redressé.
... le plaisir de passer son temps aux mêmes affaires et aux mêmes endroits.
Des nombreux grains d'encens jetés sur le même autel, l'un est tombé le premier, un autre tombera le dernier et cela n'a pas d'importance.
En somme, la distance est courte.
La meilleure façon de se défendre est de ne pas imiter l'offenseur.
Qui a vu le présent a vu tout ce qui a été de toute éternité et tout ce qui sera à l'infini; car tout a la même origine et le même aspect.
Le vaniteux fait dépendre son propre bonheur de l'activité d'autrui; le voluptueux, de ses propres sensations et l'homme intelligent, de ses propres actions.
Il t'est possible de revivre: revois les choses comme tu les as vues, c'est ainsi que l'on revit.
... chacun vaut ce que valent les objectifs de son effort.
... examiner la vie humaine quarante ans ou dix mille ans, c'est la même chose. Que verrait-on de plus?
La perfection du caractère consiste à passer chaque journée comme si c'était la dernière, à éviter l'agitation, la torpeur et l'hypocrisie.
Personne ne se lasse d'être aidé. L'aide est un acte conforme à la nature. Ne te lasse jamais d'en recevoir ni d'en apporter.
Développe en toi l'indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie.
Habitue-toi à ce que tu repousses.
Ce qui n'est pas utile à la ruche ne l'est pas non plus à l'abeille.
Examiner la vie humaine quarante ans ou dix mille ans, c'est la même chose. Que verrait-on de plus?
Habitue-toi à être attentif à ce qu'un autre dit, et autant que possible, entre dans l'âme de celui qui parle.
La perfection morale consiste en ceci : à passer chaque jour comme si c'était le dernier, à éviter l'agitation, la torpeur, la dissimulation.
Se rendre libre de toutes les préoccupations ; or, tu t'en rendras libre, si tu accomplis chaque action de ta vie comme si c'était la dernière.
Qu'exiges-tu de plus, si tu as fait du bien à quelqu'un ? Ne te suffit-il pas d'avoir agi selon ta nature, mais cherches-tu encore à en être payé ? C'est comme si l'oeil exigeait une récompense pour voir, et les pieds pour marcher.
Si tu t'affliges d'une cause extérieure, ce n'est pas elle qui t'importunes, c'est le jugement que tu portes sur elle.