Œuvre

Paul le prophète (2008)

La politique est un écheveau de fils emmêlés, un labyrinthe complexe, une image kaléidoscopique qui change sans arrêt. Et ce n'est pas beau à voir.
Pris individuellement, les gens peuvent être honorables et altruistes. Mais dans une foule, ils en veulent toujours plus, plus de nourriture, plus de richesses, plus de justice, et plus de sang.
Une histoire est façonnée par celui qui la raconte autant que par les événements qu'elle décrit.
Ceux qui n'attachent aucun prix à leur vie n'ont aucune difficulté à devenir des héros.
On considère un «fait» écrit comme intrinsèquement plus vrai que des rumeurs ou des on-dit, mais il n'y a aucune raison que des documents physiques soient plus crédibles qu'une anecdote rapportée par un témoin oculaire.
Je laisse la trace de mes pas dans l'histoire, même là où je ne marche pas.
Le dirigeant qui réussit définit ses propres critère de réussite, et il ne laisse pas des individus plus médiocres remettre en cause ces définitions.
Aucun historien n'est totalement dépourvu d'arrière-pensées. C'est pour cela qu'on ne peut jamais vraiment écrire la vérité.
Si un soldat meurt sur le champ de bataille sans que personne se souvienne de son nom, cela veut-il dire pour autant qu'il n'a servi à rien ?
La trame des plans les mieux conçus peut se défaire si un bout de fil en dépasse.