Œuvre

Parle-moi d'amour (1989)

Ce n'était pas honteux d'avoir faim et de chercher dans la nuit sa nourriture. Mais je le pressentais maintenant, c'était abîmer l'homme que de laisser ses désirs se nourrir n'importe quand, n'importe comment.
Si tu veux saisir ce qu'il y a de plus profond en toi, Il faut que tu saches t'arrêter.
Et pourtant je vivais, mais comment continuer de vivre si l'on ne sait pas pourquoi l'on vit et comment nourrir sa vie ?
L'amour n'est pas tout fait. Il se fait.
J'avais vingt ans.... ou bien vingt-cinq, ou plus, ou moins... Peu importe ! Je voulais vivre mais je ne savais pas pourquoi vivre, ni comment vivre. Je cherchais. Je cherchais jusqu'à l'angoisse, me cognant aux mirages de mes déserts.
Dans une ville monstrueuse des hommes ont parqué d'autres hommes, pour qu'ils vivent ensemble comme abeilles dans la ruche. Mais serrés dans leurs boîtes, empilées vers le ciel, ils souffrent en prison, et ne font que se croiser sur les chemins de ronde.
Si la note disait : Ce n’est pas une note qui fait une musique, Il n’y aurait pas de symphonie.
Il n'y a pas besoin de beaucoup de bagage pour partir dans la vie, il suffit d'aimer.
Aimer, c'est faire jaillir en l'autre une nouvelle vie. C'est re-créer.