Œuvre

Oser écrire

La jalousie, clé de notre comportement, ne cesse d'être niée, refoulée, réduite et même moquée. Alors qu'elle est partout, virulente, à la fois dangereuse et source de progrès.
La lecture est un acte d'identification: si nous comprenons ce que nous lisons, c'est que les sentiments exprimés sont déjà en nous. Autrement, le livre nous tombe des mains.
Le lecteur domine l'écrivain, même quand il en est subjugué.
Lire protège.
L'écriture est comme la marche à pied: moins on y pense, meilleur c'est!
Les sacrifices que l'on fait, les arrangements avec l'existence ne tendent qu'à ce but: se donner du temps.
Tous les écrivains sont des exilés, volontaires ou non.
Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.
Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m'a beaucoup appris sur la création, me répétait: «On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon!»
Que veut une femme? Etre aimée. - Pas pour sa cuisine ni son écriture: pour elle-même.
Peut-être parce que résoudre un problème, c'est ne pas le surestimer, lui faire croire qu'on peut se permettre de le prendre à la légère?
Le vrai apparaît plus fort, plus convaincant que l'imaginé. L'est-il?
La lecture est un art et tout le monde n'est pas artiste.
C'est pour faire exister ce qui n'existe pas qu'il faut sans cesse de nouveaux écrivains!
Qu'est-ce qu'un beau texte, sinon la pâte humaine ordonnancée par la raison?
Ecrire, c'est l'antiperformance.
Les bons romans collent au réel sans l'imiter.