Œuvre
Nous autres Français
La force et la faiblesse des dictateurs est d'avoir fait un pacte avec le désespoir des peuples.
Les dictatures sont un grand effort manqué des peuples pour échapper au dégoût, à ce désoeuvrement de l'âme.
Les vrais ennemis de la société ne sont pas ceux qu'elle exploite ou tyrannise, ce sont ceux qu'elle humilie.
Nous ne sommes pas responsables de la manière dont nous sommes compris, mais de celle dont nous sommes aimés.
Les démocraties ne peuvent pas plus se passer d'être hypocrites que les dictatures d'être cyniques.
Le désespoir est la charité de l'enfer; il sait tout, il veut tout, il peut tout.
Les préceptes de l'Eglise concernant le mariage sont excellents, mais il est clair que leur observation ne saurait suffire à résoudre les difficultés humaines d'un tel état, qu'on peut être bon chrétien moyen, et cocu.
Il en sera bientôt du mythe totalitaire ce qu'il en est présentement du mythe démocratique, car le cynisme ne soulage qu'un moment les consciences écoeurées par l'hypocrisie.
Il n'y a qu'une erreur et qu'un malheur au monde, c'est de ne pas savoir aimer.