Œuvre

Mémoires de ma vie morte (1921), VI

La religion débarrassée de la foi est une chose aimable, presque jolie. Certains fruits sont meilleurs secs que frais : c'est le cas de la religion et la religion quand il n'y reste que l'agréable et familière habitude, peut se défendre.
Rien ne dure, la vie n'est qu'un changement : la mort et la vie se chevauchent, s'entremêlent inextricablement : rien n'a de sens, rien n'existe qu'un flux changeant à la surface duquel des choses arrivent.