Œuvre

Mémoires d'outre-tombe (1848), Partie 1, Livre 2, Chapitre 1

Aucun défaut ne me choque, excepté la moquerie et la suffisance que j'ai grand-peine à ne pas morguer; je trouve que les autres ont toujours sur moi une supériorité quelconque, et si je me sens par hasard un avantage, j'en suis tout embarrassé.
Dans les jeux je ne prétendais mener personne, mais je ne voulais pas être mené: je n'étais bon ni pour tyran ni pour esclave, et tel je suis demeuré.