Œuvre
Massimilla Doni (1837-1839)
En héritier avide, chaque vice avait marqué sa part du cadavre encore vivant.
Chez vous l'esprit tue l'âme, comme le raisonnement y tue la raison.
La langue musicale est infinie, elle contient tout, elle peut tout exprimer.
Chacun emploie ses poumons et ses forces à politiquer, sans plus pouvoir changer à soi seul la marche des choses qu'un grain de sable ne peut faire la poussière.
Le sublime est toujours semblable à lui-même.
Quand on observe la nature, on y découvre les plaisanteries d'une ironie supérieure : elle a, par exemple, placé les crapauds près desfleurs, comme était ce duc près de cette rose d'amour.
La musique s'adresse au coeur, tandis que les écrits ne s'adressent qu'à l'intelligence ; elle communique immédiatement ses idées à la manière des parfums.
Mourir par les toniques ou mourir par les narcotiques, qu'importe ! n'est-ce pas toujours la mort ?