Œuvre

Littérature et philosophie mêlées (1834)

Le siècle de Louis XV est une orgie de taverne, où la démence s'accouple au vice.
Toutes ces pauvres petites injustices égratignaient Mirabeau et le faisaient souffrir au milieu de sa puissance et de ses triomphes.
En littérature, Voltaire a laissé un de ces monuments dont l'aspect étonne plutôt par son étendue qu'il n'impose par sa grandeur.
C'est l'extirpation du faux goût qui, depuis près de trois siècles, substituant sans cesse les conventions de l'école à toutes les réalités, a vicié tant de beaux génies.
La force ne se révèle point par un déplacement perpétuel, par des métamorphoses indéfinies, mais bien par une majestueuse immobilité.
Il est impossible que deux têtes humaines conçoivent le même sujet absolument de même manière.
L'Eglise affirme, la raison nie. Entre le oui du prêtre et le non de l'homme, il n'y a plus que Dieu qui puisse placer son mot.
La composition poétique résulte de deux phénomènes intellectuels, la méditation et l'inspiration. La méditation est une faculté ; l'inspiration est un don. Tous les hommes, jusqu'à un certain degré, peuvent méditer : bien peu sont inspirés.
Il est de l'essence de l'émeute révolutionnaire, qu'il ne faut pas confondre avec les autres sortes d'émeutes, d'avoir presque toujours tort dans la forme et raison dans le fond.
Il y a trois espèces d'amis : Thomas qui doute, Pierre qui renie, Judas qui trahit.