Œuvre
Lettres à un ami allemand (1948)
Nous pensions que le bonheur est la plus grande des conquêtes, celles qu'on fait contre le destin qui nous est imposé. Même dans la défaite, ce regret ne nous quittait pas.
Ma position personnelle, pour autant qu'elle puisse être défendue, est d'estimer que si les hommes ne sont pas innocents, ils ne sont coupables que d'ignorance.
C'est beaucoup que de se battre en méprisant la guerre, d'accepter de tout perdre en gardant le goût du bonheur, de courir à la destruction avec l'idée d'une civilisation supérieure.