Œuvre

Lettre du 28 octobre 1730 à son ami Erdmann

Vous connaissez les heurs et malheurs de ma vie depuis ma jeunesse, du moins jusqu'au changement qui m'amena à Cöthen où je trouvai un Prince gracieux, aimant la musique aussi bien qu'il la connaissait et auprès duquel je croyais d'ailleurs pouvoir terminer ma vie. Le destin voulut cependant que ce Prince épousât une Princesse de Berenburg, et tout parut alors manifester que l'inclination du Prince pour la musique devenait de plus en plus tiède, d'autant plus que la nouvelle Princesse semblait être une amusa