Œuvre

Lettre, à Maurice Nadeau, 8 septembre 1946

Le corps est le firmament de tout le réel imaginable. Nous sommes la carte de ce firmament ranimée dans le coin où on l'a mise.
L'erreur ne nous éloigne pas du réel: elle se sert de lui pour nous leurrer: elle l'irréalise. Ainsi trompe-t-elle à la fois ceux qui la croient et ceux qui la mettent en doute. Elle volatilise nos regards en volatilisant ce qu'ils découvriraient.