Œuvre

Lettre à Laurence (1987)

Aimer, ce n'est pas rêver qu'on aime, c'est agir comme si l'on aimait et c'est ainsi qu'on découvre, un jour, qu'on aime pour de bon.
L'éternité, ce n'est pas un glas qui résonne à l'infini, l'éternité, c'est l'éternel présent.
L'absence de ta présence me désespère. La présence de ton absence me révèle ton éternité.
Cette étrange complicité qui faisait de nous les coauteurs d'un roman où se mêlaient les lianes vertes du sentiment, les étincelles des idées, les nénuphars du souvenir, les tentacules de l'angoisse.