Œuvre

Les Trophées (1893), Soir de bataille

Le choc avait été très rude. Les tribuns - Et les centurions, ralliant les cohortes, - Humaient encor, dans l'air où vibraient leurs voix fortes, - La chaleur du carnage et ses âcres parfums.
D'un oeil morne, comptant leurs compagnons défunts, - Les soldats regardaient, comme des feuilles mortes, - Tourbillonner au loin les archers des Phraortes, - Et la sueur coulait de leurs visages bruns.