Œuvre
Les Suppliantes (428 av. J.-C.)
... toujours, c'est par l'intermédiaire des hommes que doivent agir les femmes, si elles sont sages.
... les hommages rendus aux morts sont la parure des vivants.
... chez les mortels, il n'y a pas de bonheur définitif.
Oui, c'est un bien grand mal, pour les honnêtes gens, qu'un homme pervers s'élève aux honneurs en charmant le peuple par son éloquence alors qu'il n'était rien la veille.
Hélas! quand les méchants sont favorisés par le sort, ils sont insolents: ils croient leur bonheur éternel.
C'est chose dangereuse que la témérité chez un chef, chez un pilote. Garder son sang-froid quand il convient, est d'un sage. Pour moi, le vrai courage, c'est la prudence.
La valeur ne sert de rien aux mortels s'ils n'ont pas la faveur des dieux.
Que douce est la mort quand on meurt avec ceux qu'on aime, si c'est l'arrêt du destin!
Le vrai courage, pour moi, c'est la prudence.