Œuvre

Les euphorismes de Grégoire (2007)

Une croix vue de profil perd beaucoup de son intérêt.
La détente je suis pour, d'ailleurs j'ai toujours le doigt dessus.
Quand on n'a plus rien à se dire on parle de communication.
Là où le cul-de-jatte a pied, ne plonge pas la tête la première.
Un eunuque décapité ça n'a ni queue ni tête.
A force de me planter je vais bien finir par pousser.
On ne meurt pas d'une overdose de rêve.
Le besoin de musique, c'est l'âme qui veut du son.
Quand j'y pense, je suis effaré par le nombre de gens qui se passent de moi.
Si jeune et déjà con! Il a dû prendre des leçons.
Chaque individu est unique et, là-dessus, j'ai la prétention d'être comme tout le monde.
J'adore les gens qui ont le courage de mes opinions.
Le droit à l'expression est à l'individu ce que la braguette est à l'exhibitionniste.
Il faut se laisser dépasser par les événements, ça permet de les voir de dos.
Moins on en sait mieux on colporte.
La vérité résulte parfois d'un cumul de mensonges qui se compensent.
Quand on remet les choses à plus tard, ce plus tard vient toujours trop tôt.
Quand on vise la médiocrité, c'est elle qui vous atteint.
Certains pensent qu'il suffit d'avoir mauvais caractère pour avoir du caractère, comme s'il suffisait d'avoir mauvaise haleine pour avoir du souffle!
Je suis à cheval sur les principes, mais très mauvais cavalier.
Le plus court chemin du plaisir au bonheur passe par la tendresse.
Il suffit parfois de faire semblant d'avoir du courage pour s'en découvrir vraiment. Dommage ça ne marche pas pour l'intelligence.
Elever très haut le débat est une façon élégante de le perdre de vue.
Il n'y a qu'en criant juste qu'on peut faire taire ceux qui chantent faux.
Certains souhaitent qu'il pleuve sous prétexte qu'ils se sont embarrassés d'un parapluie.